semaine du 03 décembre 2004

Chronique…

Danse Country

                        Texte : Bernard Pednault        bernard.pednault@sympatico.ca

                        Photo : Courtoisie ‘Club Danse Country Estrie’

 

Nous rendons visite au ‘Club Danse Country Estrie’…

Cette semaine, c’est vrai, je vous reviens avec ma chronique régulière. Une chronique que j’aurais dû vous présenter la semaine dernière, mais comme l’occasion était trop belle, j’avais préféré vous offrir mon 7ième « Spécial Danse Country ».   Un article sur le « Grand Ole Opry » que je trouvais fort à propos en cette période de remise de statuettes dont bon nombre d’artistes bénéficient présentement.  Sans doute la rançon de la gloire pour toutes ces têtes d’affiche qui ont su se démarquer au cours de la dernière année, en nous offrant la perle rare, le bijou que tous ont pu apprécier.  Vous me direz que cela n’a pas grand rapport avec la danse country.  En un certain sens je vous l’accorde.  Mais il ne faut pas oublier que ce sont ces mêmes artistes avec leurs succès qui nous font danser semaine après semaine.  Je trouvais donc pertinent de vous présenter cet endroit, que dis-je, ce temple qu’est le « Grand Ole Opry » où les grands de la musique country d’hier et d’aujourd’hui se produisent.

Je vous propose cette semaine une petite virée dans les Cantons de l’Est.  Endroit de prédilection pour les sports nautiques en période estivale mais aussi pour le ski en hiver, les Cantons de l’Est ont un je ne sais quoi qui m’attire.  Sans doute étant né dans cette contrée et y ayant vécu une bonne partie de ma jeunesse, je suis en mesure d’en apprécier davantage ses charmes. Une décision que nous avons prise rapidement samedi après-midi et oups… nous voilà en route pour cette merveilleuse région.  Direction, je vous le donne en mille… Sherbrooke.  Nous visitons donc cette semaine une école de danse établie depuis une douzaine d’années dans ce coin et j’ai nommé le « Club Danse Country Estrie » , dirigée par « Linette et Gaston Lévesque, Manon Lévesque et Daniel Lepage ».  Leur soirée avait lieu au Centre Communautaire de Loisirs de Sherbrooke, situé au 1010 de la rue Fairmount à Sherbrooke.

À notre arrivée à Sherbrooke vers les 19h30, pas de temps à perdre.  Une halte chez les beaux-parents, histoire de les saluer et de ramasser la clé de l’appartement, puisqu’ils nous reverront seulement pour le coucher.  Pour nous rendre à la soirée, il nous faut traverser la ville.  Un coin que je connais plutôt bien puisque j’ai été élevé sur la rue voisine du Centre Communautaire.  Donc heureusement je sais où je vais.  En plein dans le mille, nous y sommes.  Comme ce centre est un lieu fort achalandé, le stationnement y est plutôt restreint, mais nous trouvons tout de même une place sur la rue. Il est maintenant 20h30 et nous nous présentons à l’entrée de la salle de danse pour la soirée.  En premier lieu, je suis fort impressionné par la dimension de la salle.  Si vous pouvez vous imaginer un grand gymnase, vous y êtes.  Avec ses grandes bannières suspendues au plafond et un décor du Temps des Fêtes, le coup d’œil y est des plus surprenant.  L’agencement des tables tout autour de la salle permet à tous les danseurs présents d’accéder rapidement à la surface de danse.

Comme je suis toujours curieux de voir ce qui se danse quand nous visitons une école de l’extérieur, nous prenons place à une table dans le but d’avoir un bon aperçu de tous les danseurs qui s’exécutent sur le plancher.  Tout d’abord je me dois de vous expliquer la façon de  fonctionner de Manon Lévesque qui est la DJ attitrée lors des soirées.  Je tiens d’ailleurs à la féliciter pour l’excellence de son travail.  En plus d’être une très bonne DJ, elle anime merveilleusement bien ses soirées.  Lorsque la ou les danses sont annoncées, la musique de la danse est jouée en contrepartie, histoire de laisser le temps aux gens de prendre place sur le plancher de danse.  J’ai bien dit la ou les danses puisque Manon aime bien voir son plancher se remplir à pleine capacité.  Il ne sera donc pas rare de voir deux, parfois trois danses s’exécuter en même temps.  Je trouve cette façon de faire fort intéressante puisque ce n’est pas donné à tous les danseurs de reconnaître une danse par son titre, mais lorsque vous entendez la musique qui joue, alors là, ça devrait vous faire bondir de votre chaise.

Un secret bien gardé…

Contrairement à la grande majorité des écoles de danse, le « Club Danse Country Estrie » a sans doute compris que la recette pour faire danser tout son monde n’est pas la quantité de danses enseignées mais plutôt la qualité.  J’entends par là, qu’au lieu d’enseigner une quinzaine de danses comme la majorité des écoles le font, ils se limitent à 6 nouvelles danses par session.  Vous me direz que c’est un choix qui est discutable certes, mais à priori cela semble très bien fonctionner pour eux puisque lors de notre visite, près de 200 personnes assistaient à leur soirée.  Cette décision, ils l’ont prise déjà depuis plusieurs années, suite aux commentaires de nombreux danseurs.  Pour tous ces danseurs, c’est avant tout un loisir et lorsque ça devient trop compliqué, ils ont tendance à laisser tomber.  Comme le dit si bien Daniel Lepage qui est un des professeurs de l’école de danse, ‘nous nous modelons selon les commentaires de nos danseurs… C’est peut-être le secret pour les garder !’   Il est évident que le « Club Danse Country Estrie » qui dessert son enseignement dans plus d’une dizaine de localités avoisinantes avec plusieurs professeurs, ne rencontre pas la compétition qui existe dans certaines régions.  Qui dit compétition dit aussi plus de danses enseignées !  Dommage que cette compétition ait pour cobaye les amateurs de danse. 

Quoi qu’il en soit, leur objectif est de laisser le temps aux danseurs de bien maîtriser leurs danses et d’avoir du plaisir à les danser !  C’est sans doute pour cela qu’ils les conservent si longtemps.  D’ailleurs ne soyez pas surpris lorsque vous irez les visiter, d’entendre certaines musiques qui vous sont familières.  Vous serez à même de constater que sur ces musiques, on ne danse pas nécessairement la chorégraphie qui y est assignée.  Je vous dois quelques explications.  Pour cela, rien de mieux qu’un exemple : la danse ‘Rumba Swing’ que plusieurs connaissent.  Tous les amateurs exécutent cette chorégraphie sur la musique ‘Without You’ de ‘Vince Gill’.  Pour eux, la musique ‘Without You’ va servir pour danser un ‘Montana’ et  un ‘Wrap’N Strut’ mais d’aucune façon une ‘Rumba Swing’.  Cet exemple s’applique à de nombreuses musiques qui nous sont familières.  Aux dires de Daniel Lepage, ‘quand nous savons que nous n’enseignerons pas une telle danse, nous utilisons quand même la musique si elle nous convient pour d’autres danses’. Il ne sera donc pas rare de voir une danse existante se renouveler en changeant sa  musique.

Revenons à cette superbe salle de danse.  Son plancher de bois franc fait 5400 pieds carrés et attire les compliments de nombreux danseurs.  Vous allez certainement penser qu’avec une salle de cette envergure, le son doit être de piètre qualité.  Au contraire, un gros travail a été effectué au niveau de la configuration des 8 hauts-parleurs.  Un système qui développe plus de 3000 Watts.  L’ajout de panneaux acoustiques aux périmètres de la salle et de banderoles suspendues ont pour effet d’en augmenter la qualité sonore.  Comme toute bonne salle de danse qui se respecte, le service de bar pour les assoiffés y est disponible et ce, à un coût des plus raisonnable.

Un école qui mérite le déplacement.  Certes ce ne sont pas toutes les écoles qui sont prêtes à prendre cette ligne de conduite, en enseignant seulement 6 danses par session.  Pour eux le choix s’est avéré des plus profitable.  Est-ce un exemple à suivre dans certaines régions ?  Qui le fera ? Qui aura l’audace de faire le premier pas ?  Une attente qui risque d’être longue…

Spectacles…

Après quelques semaines de recul, je vous reviens à nouveau avec de bons spectacles tous aussi intéressants les uns que les autres.  Pour les gens qui désireraient assister à un spectacle de Noël Country, le Pepsi Arena de Albany, New-York  vous propose celui de « Martina McBride » mardi le 21 décembre 2004. Le ‘Bluegrass’ sera à l’honneur vendredi le 11 et samedi le 12 février 2005 avec la venue du groupe « Nitty Gritty Dirt Band » au Casino Rama Entertainment Centre de Rama, Ontario.  Le Charles W. Stokey Centre de Parry Sound, Ontario vous propose vendredi le 25 février 2005 le spectacle du groupe canadien « Prairie Oyster ».  

Conclusion…

À  l’approche du temps des fêtes, de nombreuses activités sont proposées par plusieurs écoles de danse.  Un choix qui n’est pas facile à faire, mais combien intéressant pour ceux qui en ont la possibilité.  Visiter une nouvelle école en période de festivités, n’est-ce pas là un  moyen de découvrir une école sous un autre jour.  Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine. « Countryment vôtre »